mardi 2 juillet 2013

L'Europe, divisée, cherche une réponse aux soupçons d'espionnage américain

Berlin, Bruxelles, correspondants. La stupeur et la colère le disputent à l'embarras, sur fond de crise de confiance avec les Etats-Unis. Les Européens s'interrogent, en effet, sur leur riposte aux accusations d'espionnage dont des délégations de l'Union européenne (UE) et certains pays, comme la France et l'Allemagne, ont fait l'objet de la part de Washington. Les contacts entre Européens devaient se poursuivre, mardi 2 juillet, tandis que l'homme à l'origine de ces tensions, l'ex-informaticien de l'Agence de sécurité nationale américaine (NSA) Edward Snowden, aurait, d'après WikiLeaks, demandé l'asile politique à vingt et un pays, dont la France et l'Allemagne.

Premier chef d'Etat ou de gouvernement européen à prendre une position aussi ferme, François Hollande a demandé, lundi, des "garanties" et la cessation "immédiate" de toute activité d'espionnage, avant de négocier un éventuel accord de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis. "On ne peut avoir de négociations ou de transactions sur tous domaines qu'une fois obtenues ces garanties, pour la France, mais ça vaut pour toute l'Union européenne, tous les partenaires des Etats-Unis", a fait valoir le président de la République, sans demander explicitement le report du lancement des tractations, prévu pour le 8 juillet, à Washington.

Une telle option risque de diviser les Européens, même si l'Allemagne, pourtant très en faveur d'un...


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