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L'Union européenne a "pris note", lundi 1er juillet dans la soirée, de l'engagement du président américain Barack Obama de fournir toutes les informations sur l'espionnage par les Américains des institutions européennes, tout en réaffirmant sa "très grande préoccupation".
"L'Union européenne, notamment via son Service d'action extérieure, examine ces allégations et est en contact avec les autorités américaine", ont indiqué les porte-parole de l'UE dans un communiqué. "L'Union européenne a demandé et attend une clarification complète et urgente de la part des Etats-Unis à propos de ces allégations".
Le président américain, en visite en Tanzanie, avait déclaré que les Etats-Unis fourniront à leurs alliés européens toutes les informations demandées par ces derniers au sujet des allégations d'espionnage dont Washington est l'objet, tout en soulignant que les services de renseignement dans le monde entier, y compris ceux de l'Union européenne, recherchaient des informations allant au-delà de celles publiées dans la presse. Il a également indiqué que le gouvernement américain prendrait contact avec ses homologues européens pour répondre à leurs préoccupations.
HOLLANDE : CESSER "IMMÉDIATEMENT" L'ESPIONNAGE
François Hollande a de son côté demandé plus tôt dans la journée aux Etats-Unis de cesser "immédiatement" leur espionnage de l'Union européenne, en soulignant que la France ne pouvait "pas accepter ce type de comportement entre partenaires et alliés". "Les éléments sont déjà suffisamment réunis pour que nous demandions des explications", a déclaré le président français, en visite enBretagne, en pleine controverse sur le programme d'espionnage de la NSA, qui aurait visé les institutions de l'UE et des millions de citoyens européens.
"On ne peut avoir de négociations, de transactions, sur tout domaine, qu'une fois obtenues ces garanties pour la France, et ça vaut pour toute l'Union européenne, pour tous les partenaires des Etats-Unis." François Hollande a dit avoir demandé au ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, "de se mettre immédiatement en contact avec son homologue John Kerry pour avoir toutes les explications et toutes les informations". Ces révélations ont également provoqué de vives réactions au sein de la classe politique française.
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